Archives mensuelles : mars 2016

Avortement: toujours plus!

Communiqué de presse des AFC:

La litanie promouvant « le tout IVG » continue obstinément : remboursement à 100% (2013), suppression de la « condition de détresse » (août 2014), élargissement du « délit d’entrave » (août 2014), affirmation d’un prétendu « droit fondamental » à l’avortement (novembre 2014), élaboration d’un « Programme national d’action » (janvier 2015), suppression du « délai de réflexion» de 7 jours (janvier 2016).

Le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé prévoit désormais la prise en charge à 100%, outre de l’IVG proprement dite, du parcours IVG (consultations, examens de biologie médicale, échographies pré et post IVG…) à compter du 1er avril 2016.

Ainsi, les échographies des femmes décidant de mettre fin à leur grossesse seront mieux remboursées que celles des femmes choisissant de porter leur enfant à terme, les deux premières étant remboursées à 70% !! Quelle est la validité d’un remboursement différencié alors que dans les deux cas les femmes sont enceintes ?

La mesure paraît tellement absurde que l’on pourrait même penser, si la question n’était pas si grave, à un mauvais poisson d’avril… Ce « choix » unique de l’avortement, dicté par une politique sourde, appuyée par une communication univoque qui refuse toute interrogation, toute réserve…, pourtant propres à une société démocratique, est-il vraiment de nature à permettre un « choix », libre et éclairé, pour les femmes ? Une politique de santé peut-elle, aussi, continuer à passer sous silence, « comme quantité négligeable », le sort des 220 000 enfants à naître qui, chaque année en France, ne voient pas le jour ?

Les AFC sont convaincues qu’une autre politique de santé publique est possible :

– Rembourser aussi à 100% les femmes qui font le choix de mener à terme leur grossesse !
– Développer une véritable politique publique de prévention contre le drame de l’IVG : éducation affective et sexuelle, identification des populations à risque et développement des aides dans leur direction (aides sociales, aides au logement, aides pour l’accueil de l’enfant…)

Les AFC remarquent que d’autres pays européens parviennent à faire baisser leurs taux d’IVG (Allemagne: moins de 100 000 avortements pour 80 millions d’habitants). A l’approche d’échéances électorales majeures, les AFC interpelleront les candidats sur les mesures qu’ils prévoient de prendre à ce sujet. La situation où une grossesse sur 5 aboutit à un avortement ne peut perdurer dans notre pays.

L’association « Juristes pour l’enfance » a besoin de soutien!

Ci-dessous le communiqué de l’association « Juristes pour l’enfance »:

DES ASSOCIATIONS EN LIQUIDATION POUR AVOIR VOULU DÉFENDRE LES DROITS DES ENFANTS ?

Communiqué du 24 mars 2016

Par 4 décisions du 16 mars dernier, la Cour de cassation a déclaré l’association Juristes pour l’enfance et l’Agence européenne des adoptés irrecevables à intervenir dans des affaires (de détournement) d’adoption, au motif que les associations, « qui n’invoquaient aucun autre intérêt que la défense des intérêts collectifs dont elles se prévalaient, ne justifiaient pas d’un intérêt légitime à intervenir dans une procédure d’adoption ».

Ces décisions violent le droit à agir des associations, dont la raison d’être est précisément d’agir pour la défense des intérêts collectifs auxquels elles se dévouent !

La Cour de cassation a, en outre, condamné l’association Juristes pour l’enfance et l’Agence européenne des adoptés à payer la somme de 3000 euros dans chacune des affaires où elles intervenaient, au titre des dépens, soit 12 000 euros ! Ces sommes, exorbitantes dans un tel contexte, révèlent clairement l’intention de réduire au silence les associations en les étouffant financièrement.

Plutôt que de répondre aux arguments juridiques présentés par les Juristes pour l’enfance en faveur de la défense des droits des enfants, la Cour de cassation préfère les réduire au silence par l’asphyxie financière, et entériner comme si de rien n’était les violations des droits des enfants que l’association entend dénoncer.

Aujourd’hui, l’association Juristes pour l’enfance, comme l’Agence européenne des adoptés, sont menacés de dissolution pour avoir voulu défendre les droits des enfants devant la justice !

Juristes pour l’enfance va bien entendu saisir la Cour européenne des droits de l’homme pour que son droit d’accès à un procès équitable, garanti par la Convention européenne des droits de l’homme, soit respecté. Mais, aujourd’hui, l’association est gravement menacée de dissolution.

Vous pouvez soutenir JPE à l’adresse suivante :

Juristes pour l’enfance

BP 32, 69591 L’Arbresle  cedex

Reçu fiscal sur simple demande.

http://juristespourlenfance.com

Forum « Un de Nous »: Intervention de Jean-Marie Le Méné

Retrouvez ici l’intervention de Jean-Marie Le Méné, Président de la Fondation Jérôme Lejeune, lors du Forum « Un de Nous » qui a eu lieu le 12 mars à Paris, avec le soutien des AFC.

Thème de cette table ronde: « GPA, eugénisme, trafic de gamètes: le transhumanisme en marche »:

 

Gregor Puppinck le 20 mai 2016 à Tréguier

A l’invitation de « Femina Europa »                              logo5

Gregor Puppinck

donnera une conférence

vendredi 20 mai 2016 à 20h45 à la Cathédrale de Tréguier:

« Etre visage de miséricorde en régime de laïcité »

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Français, marié, père de deux enfants, docteur en droit, expert auprès de la Cour européenne des Droits de l’homme, Directeur du Centre Européen pour la Loi et la Justice à Strasbourg, Gregor Puppinck vient de publier  Famille, droits de l’homme et vie éternelle.

A l’occasion du pardon de Saint Yves et à l’initiative de l’association Femina Europa, la paroisse de Tréguier accueille un expert reconnu du droit international. C’est la rencontre entre Saint Yves, patron des juristes, et l’un de ses héritiers, un chrétien engagé sur le terrain dans la protection des droits des plus faibles.

Expert auprès des institutions européennes, Gregor Puppinck est bien placé pour observer l’évolution des droits de l’homme.  L’occultation de la dimension spirituelle de l’homme a fait exploser la famille. La société devient inhumaine.  Face à  cette  révolution individualiste et libertaire qui est en train de détruire notre civilisation,  Gregor Puppinck s’adresse aux chrétiens : « Nous avons besoin que l’Eglise soit d’abord un canal de grâces, pour rendre à l’existence sa dimension surnaturelle. »  

Président du comité de citoyens de l’initiative citoyenne UN DE NOUS qui a rassemblé 2 millions de citoyens, Gregor Puppinck a présenté et défendu l’initiative devant la Commission puis le Parlement européen. Il la représente encore devant le Tribunal de l’Union Européenne avec le recours porté contre la décision de la Commission de rejeter l’initiative UN DE NOUS.

Qu’est-ce que le Centre Européen pour la Loi et la Justice ? Quel est son objectif ?

Fondé en 1998 à Strasbourg,  par Jay Sekulow et Thomas Monaghan, à la suite d’une mobilisation internationale de juristes chrétiens, ECLJ est une organisation non gouvernementale, une ONG, dotée du statut consultatif spécial auprès de l’ECOSOC, c’est-à-dire qu’elle est officiellement acceptée par l’ONU comme représentante de la société civile. L’ECLJ est implanté sur les cinq continents (Israël, France, Kenya,  Pakistan, Russie, USA et Zimbabwe).

L’ECLJ est une organisation d’inspiration chrétienne à but non-lucratif qui ne demande pas d’honoraires.

L’European Center for Law and Justice fonde ses actions sur le préambule des Statuts du Conseil de l’Europe : « valeurs spirituelles et morales qui sont le patrimoine commun de leurs peuples qui sont à l’origine des principes de liberté individuelle, de liberté politique et de prééminence du Droit, sur lesquels se fonde toute démocratie véritable »

L’ECLJ soutient particulièrement la protection des libertés religieuses et la dignité de la personne. Spécialisée en matière de liberté de conscience, de droit de la famille, de bioéthique et de droit de la santé, l’ECLJ est partie prenante pour de nombreuses affaires devant la Cour européenne des Droits de l’Homme, portant notamment sur l’objection de conscience, la procréation artificielle, la maternité de substitution, l’avortement, le suicide assisté et l’euthanasie.

Ces dernières années, l’ECLJ s’est engagé  entre autres dans les dossiers suivants : contre le tri eugénique des enfants non-nés, pour la reconnaissance du génocide des chrétiens et des minorités religieuses par l’Etat islamique, pour l’interdiction de la maternité de substitution et l’exploitation des femmes, contre l’infanticide néo-natal des enfants nés vivants après un avortement,  pour le droit à la liberté religieuse et à la protection des chrétiens d’Orient, pour la protection des musulmans convertis au christianisme,  pour l’autonomie respective de l’Eglise et de l’Etat,  pour le maintien des crucifix sur les édifices publics en Italie, pour la liberté de conscience du personnel médical …. et a contribué très régulièrement à la Commission des Droits de l’Homme à Genève, dans le cadre de la procédure de suivi des Conventions.

Conférence à Saint-Brieuc lundi 21 mars 2016

Mériadec Rivière, 
spécialiste de la politique familiale, et plus particulièrement la fiscalité,
membre du bureau du C.A. de notre Confédération,
membre du C.A. de l’UNAF et conseiller auprès de notre Président Jean-Marie ANDRES
sur tous les aspects qui concernent la fiscalité des familles (il a travaillé à la direction du Trésor)
interviendra
Lundi prochain 21 mars, de 18h00 à 20h00 
au presbytère de la Cathédrale, rue Vicairie à Saint-Brieuc.
Au niveau local, ce sera l’occasion pour nous du lancement d’un atelier de politique familiale, devenu une nécessité du fait de la violence des attaques contre la famille du gouvernement actuel. Il sera nécessaire en effet que nous soyons suffisamment affûtés pour prendre contact avec les responsables politiques de nos communes et du département.

GPA: rejet du rapport de Sutter au Conseil de l’Europe

Communiqué de presse de la FAFCE

Mardi 15 mars, la commission des questions sociales de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a rejeté (par une très courte majorité, 16 voix contre 15) un projet de rapport sur les droits de l’homme et les questions éthiques liées à la gestation pour autrui (GPA). Ce rejet est une bonne nouvelle pour la dignité humaine dans la mesure où cette proposition visait à encadrer la pratique de la GPA. Un encadrement signifierait que cette pratique, forme d’exploitation des femmes et des enfants, soit considérée acceptable.

Lire la suite sur le site de la FAFCE

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Mum, Dad & Kids: une nouvelle initiative citoyenne à soutenir!

La Commission européenne a approuvé une nouvelle initiative citoyenne européenne (ICE) en décembre dernier. Cette ICE vise à demander à la Commission européenne de respecter le principe de subsidiarité en ce qui concerne la définition du mariage et de la famille.

En l’état actuel, la Commission européenne, qui n’a pas de compétence pour définir le mariage ou la famille, applique différentes définitions dans différents textes.

L’enregistrement officiel de l’ICE par celle-ci permet de collecter pendant un an des signatures de soutien, au minimum un million.

Rendez-vous sur le site de Mum, Dad & Kids.

Les AFC soutiennent cette pétition et vous invitent à la signer et à la faire circuler!

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Les familles au bord du burn-out fiscal

Communiqué de presse

Un sondage Ifop / AFC exclusif

ras le bol fiscalLes Associations Familiales Catholiques sonnent l’alerte alors que les réformes de politique familiale pèsent de plus en plus sur les familles : abaissements successifs en 2013 puis 2014 du plafond du quotient familial, réforme du congé parental, mise sous conditions de ressources des allocations familiales,…

Après avoir déposé un recours devant le Conseil d’État contre le décret d’application de cette dernière disposition, les AFC ont commandé un sondage exclusif IFOP vérifiant le niveau d’acceptation de ces réformes et leur impact sur le niveau de vie des familles.

Les résultats de ce sondage exclusif Ifop réalisé du 4 au 7 janvier pour les AFC ont de quoi inquiéter…

–  une majorité écrasante de Français, soit 79%, font état d’un profond “ras-le-bol” fiscal en ce début d’année, et 76% de nos concitoyens estiment que la politique fiscale pénalise fortement les familles. Ce sentiment est partagé par 64% de l’électorat de la majorité gouvernementale ;

–  83% des Français vont jusqu’à penser que l’une des mesures phares de l’année 2015, à savoir la mise sous conditions de ressources des allocations familiales, n’est que le premier pas vers une voie d’économie budgétaire à bon compte du système de protection sociale… puisqu’elle porte en risque son extension à d’autres prestations (assurance maladie par exemple) ;

–  les réformes gouvernementales pourraient même avoir un impact direct et menaçant sur l’avenir de la natalité française, dès lors qu’1 Français sur 2 et 62% des parents de deux enfants ou plus y voient un contexte qui découragerait l’accueil d’un nouvel enfant. Il s’agit là d’une autre donnée sensible alors que le nombre de naissances en France n’a jamais été aussi bas depuis quinze ans, mettant en danger le renouvellement des générations et l’équilibre de notre régime de retraites.

Les mesures présentées par le Gouvernement sous l’angle de la justice ne sont, in fine, que des mesures d’économies budgétaires qui ne bénéficient même pas aux familles les plus modestes, les rendant d’autant plus inacceptables. Et ce d’autant qu’elles prélèvent directement dans le budget de la branche famille alors même que celle-ci est la seule qui ne soit pas structurellement déficitaire.

Les AFC n’exigent pas un simple retour au statu quo et en appellent à des choix politiques courageux. La France doit se réformer sans nuire pour autant à la solidarité, l’équité et la stabilité qui sont les trois principes clé d’une politique familiale pérenne. En ce sens, elles proposent qu’une véritable loi de programmation familiale soit mise en oeuvre. Au législateur d’animer un vaste dispositif d’écoute et de débat sur le terrain auprès des familles, appuyé par le mouvement familial et aux côtés des partenaires sociaux habituels.

Un débat national d’envergure qui, aujourd’hui, n’existe pas.