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Marche pour la vie dimanche 22 janvier: redire que l’IVG est une impasse!

Communiqué de presse

Le Gouvernement déploie progressivement depuis 2014 une politique du « tout avortement » :

  • Suppression de la condition de détresse : aout 2014
  • L’IVG devient un droit fondamental : novembre 2014
  • Suppression du délai de réflexion : avril 2015
  • Parcours IVG remboursé à 100 % : avril 2016
  • Projet de loi instituant le délit d’entrave numérique à l’IVG : novembre 2016

L’objectif du Gouvernement serait-il donc de faire de l’avortement une issue normale d’une grossesse ?
Les Associations Familiales Catholiques (AFC) s’insurgent contre ces mesures idéologiques qui bâillonent la liberté d’expression et portent gravement atteinte à la liberté de conscience des femmes, et ce alors que 72% des Français pensent que la société devrait faire plus pour éviter aux femmes l’IVG et 89% pensent que l’avortement laisse des traces psychologiques difficiles à vivre (Sondage IFOP « Les Français et l’IVG », septembre 2016).
Est-ce en libéralisant et en poussant les femmes à avorter qu’on va résoudre ces inquiétudes et ces attentes si largement partagées ? « La meilleure IVG est celle que l’on n’a pas eu besoin de faire » (Pr Israël Nisand, Le Figaro, 30.11.2016).
Les AFC s’inquiètent de la banalisation de l’IVG tout autant que du fait qu’il n’est jamais question des alternatives à l’IVG, qui conditionnent pourtant l’existence même d’un choix.
Par ailleurs, les AFC rappellent que le recours à l’avortement prend naissance en particulier dans des conceptions erronées de la sexualité : seule une véritable éducation affective, relationnelle et sexuelle est susceptible de faire régresser l’avortement. Les AFC poursuivent leurs actions de terrain, notamment dans le domaine de l’éducation affective et sexuelle.
Dans ce contexte, les AFC voient des raisons supplémentaires cette année encore de participer à la prochaine Marche pour la Vie qui aura lieu à Paris le 22 janvier prochain.

Avortement : vers un  » délit d’entrave numérique « 

Communiqué de presse AFC:
Une menace contre le libre choix

Laurence Rossignol a accusé de  » délit d’entrave numérique  » les sites internet qui, à travers des témoignages, et contrairement au site – officiel – d’information du Gouvernement, font état des risques pour la mère liés à avortement …

Mettre en avant des observations et des faits, proposer d’autres voies que l’avortement ou favoriser sa prévention seraient donc des délits ? L’évocation, par une femme, de sa souffrance occasionnée par un avortement est-elle condamnable ?

La liberté d’expression est fondatrice de la société démocratique. Et même, pour autant qu’il soit factuel et respectueux, l’exercice d’une telle liberté est la source fondamentale du progrès et de l’approfondissement de la liberté de chacun(e). En outre, le principe de la légalité des délits et des peines, consacré notamment à l’article 8 de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen ( » La loi ne peut établir que des peines strictement et évidemment nécessaires et nul ne peut être puni qu’en vertu d’une loi établie et promulguée antérieurement au délit et légalement appliquée « ) s’impose, notamment pour respecter la séparation des pouvoirs.

Les Associations Familiales Catholiques s’inquiètent donc d’une telle déclaration quand elle est le fait d’un Ministre de la République. Aussi, elles se montreront attentives aux suites qui lui seront données.
Les AFC considèrent, d’ailleurs, que le nombre très élevé d’avortements en France constitue un problème de santé publique et devrait être traité comme tel : études des facteurs de risque et lutte contre ces mêmes facteurs de risque.

Avortement: toujours plus!

Communiqué de presse des AFC:

La litanie promouvant « le tout IVG » continue obstinément : remboursement à 100% (2013), suppression de la « condition de détresse » (août 2014), élargissement du « délit d’entrave » (août 2014), affirmation d’un prétendu « droit fondamental » à l’avortement (novembre 2014), élaboration d’un « Programme national d’action » (janvier 2015), suppression du « délai de réflexion» de 7 jours (janvier 2016).

Le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé prévoit désormais la prise en charge à 100%, outre de l’IVG proprement dite, du parcours IVG (consultations, examens de biologie médicale, échographies pré et post IVG…) à compter du 1er avril 2016.

Ainsi, les échographies des femmes décidant de mettre fin à leur grossesse seront mieux remboursées que celles des femmes choisissant de porter leur enfant à terme, les deux premières étant remboursées à 70% !! Quelle est la validité d’un remboursement différencié alors que dans les deux cas les femmes sont enceintes ?

La mesure paraît tellement absurde que l’on pourrait même penser, si la question n’était pas si grave, à un mauvais poisson d’avril… Ce « choix » unique de l’avortement, dicté par une politique sourde, appuyée par une communication univoque qui refuse toute interrogation, toute réserve…, pourtant propres à une société démocratique, est-il vraiment de nature à permettre un « choix », libre et éclairé, pour les femmes ? Une politique de santé peut-elle, aussi, continuer à passer sous silence, « comme quantité négligeable », le sort des 220 000 enfants à naître qui, chaque année en France, ne voient pas le jour ?

Les AFC sont convaincues qu’une autre politique de santé publique est possible :

– Rembourser aussi à 100% les femmes qui font le choix de mener à terme leur grossesse !
– Développer une véritable politique publique de prévention contre le drame de l’IVG : éducation affective et sexuelle, identification des populations à risque et développement des aides dans leur direction (aides sociales, aides au logement, aides pour l’accueil de l’enfant…)

Les AFC remarquent que d’autres pays européens parviennent à faire baisser leurs taux d’IVG (Allemagne: moins de 100 000 avortements pour 80 millions d’habitants). A l’approche d’échéances électorales majeures, les AFC interpelleront les candidats sur les mesures qu’ils prévoient de prendre à ce sujet. La situation où une grossesse sur 5 aboutit à un avortement ne peut perdurer dans notre pays.