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Avortement : vers un  » délit d’entrave numérique « 

Communiqué de presse AFC:
Une menace contre le libre choix

Laurence Rossignol a accusé de  » délit d’entrave numérique  » les sites internet qui, à travers des témoignages, et contrairement au site – officiel – d’information du Gouvernement, font état des risques pour la mère liés à avortement …

Mettre en avant des observations et des faits, proposer d’autres voies que l’avortement ou favoriser sa prévention seraient donc des délits ? L’évocation, par une femme, de sa souffrance occasionnée par un avortement est-elle condamnable ?

La liberté d’expression est fondatrice de la société démocratique. Et même, pour autant qu’il soit factuel et respectueux, l’exercice d’une telle liberté est la source fondamentale du progrès et de l’approfondissement de la liberté de chacun(e). En outre, le principe de la légalité des délits et des peines, consacré notamment à l’article 8 de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen ( » La loi ne peut établir que des peines strictement et évidemment nécessaires et nul ne peut être puni qu’en vertu d’une loi établie et promulguée antérieurement au délit et légalement appliquée « ) s’impose, notamment pour respecter la séparation des pouvoirs.

Les Associations Familiales Catholiques s’inquiètent donc d’une telle déclaration quand elle est le fait d’un Ministre de la République. Aussi, elles se montreront attentives aux suites qui lui seront données.
Les AFC considèrent, d’ailleurs, que le nombre très élevé d’avortements en France constitue un problème de santé publique et devrait être traité comme tel : études des facteurs de risque et lutte contre ces mêmes facteurs de risque.

L’association « Juristes pour l’enfance » a besoin de soutien!

Ci-dessous le communiqué de l’association « Juristes pour l’enfance »:

DES ASSOCIATIONS EN LIQUIDATION POUR AVOIR VOULU DÉFENDRE LES DROITS DES ENFANTS ?

Communiqué du 24 mars 2016

Par 4 décisions du 16 mars dernier, la Cour de cassation a déclaré l’association Juristes pour l’enfance et l’Agence européenne des adoptés irrecevables à intervenir dans des affaires (de détournement) d’adoption, au motif que les associations, « qui n’invoquaient aucun autre intérêt que la défense des intérêts collectifs dont elles se prévalaient, ne justifiaient pas d’un intérêt légitime à intervenir dans une procédure d’adoption ».

Ces décisions violent le droit à agir des associations, dont la raison d’être est précisément d’agir pour la défense des intérêts collectifs auxquels elles se dévouent !

La Cour de cassation a, en outre, condamné l’association Juristes pour l’enfance et l’Agence européenne des adoptés à payer la somme de 3000 euros dans chacune des affaires où elles intervenaient, au titre des dépens, soit 12 000 euros ! Ces sommes, exorbitantes dans un tel contexte, révèlent clairement l’intention de réduire au silence les associations en les étouffant financièrement.

Plutôt que de répondre aux arguments juridiques présentés par les Juristes pour l’enfance en faveur de la défense des droits des enfants, la Cour de cassation préfère les réduire au silence par l’asphyxie financière, et entériner comme si de rien n’était les violations des droits des enfants que l’association entend dénoncer.

Aujourd’hui, l’association Juristes pour l’enfance, comme l’Agence européenne des adoptés, sont menacés de dissolution pour avoir voulu défendre les droits des enfants devant la justice !

Juristes pour l’enfance va bien entendu saisir la Cour européenne des droits de l’homme pour que son droit d’accès à un procès équitable, garanti par la Convention européenne des droits de l’homme, soit respecté. Mais, aujourd’hui, l’association est gravement menacée de dissolution.

Vous pouvez soutenir JPE à l’adresse suivante :

Juristes pour l’enfance

BP 32, 69591 L’Arbresle  cedex

Reçu fiscal sur simple demande.

http://juristespourlenfance.com

Gregor Puppinck le 20 mai 2016 à Tréguier

A l’invitation de « Femina Europa »                              logo5

Gregor Puppinck

donnera une conférence

vendredi 20 mai 2016 à 20h45 à la Cathédrale de Tréguier:

« Etre visage de miséricorde en régime de laïcité »

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Français, marié, père de deux enfants, docteur en droit, expert auprès de la Cour européenne des Droits de l’homme, Directeur du Centre Européen pour la Loi et la Justice à Strasbourg, Gregor Puppinck vient de publier  Famille, droits de l’homme et vie éternelle.

A l’occasion du pardon de Saint Yves et à l’initiative de l’association Femina Europa, la paroisse de Tréguier accueille un expert reconnu du droit international. C’est la rencontre entre Saint Yves, patron des juristes, et l’un de ses héritiers, un chrétien engagé sur le terrain dans la protection des droits des plus faibles.

Expert auprès des institutions européennes, Gregor Puppinck est bien placé pour observer l’évolution des droits de l’homme.  L’occultation de la dimension spirituelle de l’homme a fait exploser la famille. La société devient inhumaine.  Face à  cette  révolution individualiste et libertaire qui est en train de détruire notre civilisation,  Gregor Puppinck s’adresse aux chrétiens : « Nous avons besoin que l’Eglise soit d’abord un canal de grâces, pour rendre à l’existence sa dimension surnaturelle. »  

Président du comité de citoyens de l’initiative citoyenne UN DE NOUS qui a rassemblé 2 millions de citoyens, Gregor Puppinck a présenté et défendu l’initiative devant la Commission puis le Parlement européen. Il la représente encore devant le Tribunal de l’Union Européenne avec le recours porté contre la décision de la Commission de rejeter l’initiative UN DE NOUS.

Qu’est-ce que le Centre Européen pour la Loi et la Justice ? Quel est son objectif ?

Fondé en 1998 à Strasbourg,  par Jay Sekulow et Thomas Monaghan, à la suite d’une mobilisation internationale de juristes chrétiens, ECLJ est une organisation non gouvernementale, une ONG, dotée du statut consultatif spécial auprès de l’ECOSOC, c’est-à-dire qu’elle est officiellement acceptée par l’ONU comme représentante de la société civile. L’ECLJ est implanté sur les cinq continents (Israël, France, Kenya,  Pakistan, Russie, USA et Zimbabwe).

L’ECLJ est une organisation d’inspiration chrétienne à but non-lucratif qui ne demande pas d’honoraires.

L’European Center for Law and Justice fonde ses actions sur le préambule des Statuts du Conseil de l’Europe : « valeurs spirituelles et morales qui sont le patrimoine commun de leurs peuples qui sont à l’origine des principes de liberté individuelle, de liberté politique et de prééminence du Droit, sur lesquels se fonde toute démocratie véritable »

L’ECLJ soutient particulièrement la protection des libertés religieuses et la dignité de la personne. Spécialisée en matière de liberté de conscience, de droit de la famille, de bioéthique et de droit de la santé, l’ECLJ est partie prenante pour de nombreuses affaires devant la Cour européenne des Droits de l’Homme, portant notamment sur l’objection de conscience, la procréation artificielle, la maternité de substitution, l’avortement, le suicide assisté et l’euthanasie.

Ces dernières années, l’ECLJ s’est engagé  entre autres dans les dossiers suivants : contre le tri eugénique des enfants non-nés, pour la reconnaissance du génocide des chrétiens et des minorités religieuses par l’Etat islamique, pour l’interdiction de la maternité de substitution et l’exploitation des femmes, contre l’infanticide néo-natal des enfants nés vivants après un avortement,  pour le droit à la liberté religieuse et à la protection des chrétiens d’Orient, pour la protection des musulmans convertis au christianisme,  pour l’autonomie respective de l’Eglise et de l’Etat,  pour le maintien des crucifix sur les édifices publics en Italie, pour la liberté de conscience du personnel médical …. et a contribué très régulièrement à la Commission des Droits de l’Homme à Genève, dans le cadre de la procédure de suivi des Conventions.